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Colère
Le schizoïde moyen cache de la colère
Notre présence en tant que schizoïde
dans la société, dès le premier moment,
se manifeste par un langage sans mots, une
non-présence, notre réserve,
et aussi notre faiblesse. Au bout
d’un certain temps, arrive le moment où nous devons nous affirmer face aux
autres
et marquer notre position dans le groupe. Mais nous ne le faisons pas,
nous ne voulons rien en savoir de cela. Mais
sans que nous le voulions notre position est signalée.
Certains camarades pourront dépasser
les limites avec nous, on peut être l’objet de moqueries et d’humiliations.
Les plus vulgaires peuvent tenter d’améliorer leur auto-estime sur notre
dos.
Et nous faisons comme s’il ne se
passait rien. A partir de là, les situations divergent.
Certains supporteront tout et peut
être finiront par s’en aller. D’autres resteront et se défendront.
La personne est intimement affecté par cette
situation , bien que parfois
il puisse paraître qu’il ne le soit
pas. Il se sent contrarié, humilié et
impuissant. Nous aurions donc besoin d’alliées à ce moment précis,
mais en principe nous n’en avons pas... C’est pourquoi le manque d’agressivité nous fait perdre des opportunités et nous prédispose à l’harcèlement.
2-La fureur soudaine
Dans le schizoïde pur il n'y a pas d'émotions
visibles, ni colère, ni joie. Dans le schizoïde moyen ou faible
ils apparaissent des émotions faibles.
Spécialement dans ce qui est schizoïde
avec quelque chose de évitante
(celui qui sent de l'anxiété dans les
relations sociales) il semble que les échecs de la vie ne les touchent pas, parce qu'ils ne réagissent pas.
Mais dans lui-même il y a de la sensibilité et ces situations, vécues comme humiliantes,
ils restent comme offenses beaucoup de temps…Jour à jour le sujet est
compensé avec des fantaisies de vengeance.
Mais peu à peu on accumule un grand
ressentiment. Et un jour, soudainement, sans l’avoir rien planifié,
l'accumulation d'offenses dépasse sa mesure et
la fureur du sujet se déchaîne de
façon disproportionnée…
Les présents sont étonnés : « Est celui-ci le même de toujours ?
»… Mais s'il semblait incapable de casser un plat… »
Ces sorties intempestives et
disproportionnées ne profitent pas au intéressé. C'est un test que sa colère était là,
bien que contenue, sans avoir voie de sortie…
Le protagoniste d'une de ces situations
doit prendre note de ceci,
pour donner sortie à sa colère de manière
adaptative, dans le jour à jour, réclamant ses droits, se défendant,
cherchant des alliances… … l'inhibition totale peut produire à nouveau une de ces situations
désagréables…
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