schizoide.net
Personnalité et trouble
Ce que
l’on appelle schizoïde c’est avant tout un type de personnalité, un type de comportement permanent.
Cette
personnalité possède certains traits
particuliers qui sont décrits dans le DSM-IV et le CIM-10.
Certains
experts disent que le mot trouble n’est pas approprié, mais s’il y a quelqu’un
à prendre ce mot,
il est le
schizoïde de degré élevé.
1-
Les différents degrés de la personnalité schizoïde
Etre
schizoïde n’est pas une simple question de oui ou non, de tout ou rien.
Chaque trait de personnalité a son grade. Par exemple, l’anhédonie peut
être légère ou peut être presque totale
dans les cas graves. Le schizoïde peut être intense ou s’écarter quelque
chose des critères établis et être schizoïde moyen
ou leger. Trois degrés peuvent être
établis : LEGER, MOYEN , INTENSE.
Les schizoïdes intenses ils sont sur
la frontière de la schizophrénie et
les schizoïdes faibles ils sont sur la frontière de la normalité.
2- Troubles associés au stress
Le stress se produit lors de situations au cours desquelles
le sujet se dit : “Je dois faire une chose que je ne peux pas
et je sens que ça me déborde “ Cette situation affecte de façon
négative l’individu ainsi que son état physique et psychique.
Le schizoïde n’a pas en lui, de recours suffisants pour
aller au devant des problèmes relatifs
au monde du travail
et au monde personnel de la façon dont la famille, les amis et la société
attendraient qu’il le fasse.
Le schizoïde est
submergé par le stress. Le stress produit chez tout individu les
effets suivants :
1-Anxiété 2-Troubles
somatiques 3-Dysthymie et dépression 4-Brefs
épisodes psychotiques 5-Crise de
dépersonnalisation et de déréalisation
Les troubles somatiques les plus fréquents sont des troubles
d’ordres digestifs.
La dysthymie est une forme atténuée de la dépression, moins intense mais
chronique .
Les symptômes les plus caractéristiques des psychoses sont
les délires et les hallucinations.
On appelle épisode psychotique une hallucination ou un délire de courte durée
et cela peut affecter en principe
n’importe quelle personne soumise au stress.
Le stress que
subit la personne schizoïde le rend propice aux troubles associés à
celui-ci .
Ces troubles sont des troubles dus au stress et non des troubles de la personnalité .
Le schizoïde est accompagné par le stress et ce dernier est
accompagné des troubles mentionnés plus haut .
3- Une interprétation psychanalytique
La psychanalyse fait valoir que l'absence de liens à l’origine c’est la
cause de la solitude schizoïde.
Balint est un
psychanalyste, qui dans son ouvrage “Le défaut fondamental”, donne une
tentative d’explication concernant
l’origine du comportement du schizoïde.
Le défaut en
question se situe dans la structure psychique du bébé, celle dont la mère a eu la charge et la responsabilité.
Il s’agirait d’un
manque d’empathie, c'est-à-dire qu’il y aurait eu un manque d’empathie entre la
mère et le bébé et entre
l’environnement et le bébé ; ce qui
serait à l’origine d’une perturbation de son moi. Le sujet aurait donc été victime
d’un manque d’empathie.
Au cours de son développement, le sujet aura des manques
d’empathie qui vont se répercuter dans ses autres relations .
La relation que le sujet a avec une autre personne provient
de la relation qu’il a préalablement établi avec la mère.
Au travers de ses
nouvelles relations, le sujet reproduit la première relation qu’il a eue avec
la mère et de cette manière,
se reproduisent les manques d’empathie
desquelles il fut victime étant bébé.
4- Hérédité et milieu environnemental
De récentes études en Biologie traitent cette question ainsi
:
au départ la pathologie est dans nos gènes , sans lesquels n’apparaîtrait pas le comportement qui y
correspond .
Mais les gènes sont
latents, ils n’ont pas la capacité de s’activer eux-mêmes : c’est le milieu
environnemental
qui active le gène
et donc en résulte le comportement qui y correspond. Si le « signal »
n’apparaît pas,
le gène ne s’activera pas ; il
continuera à être latent : tout dépend donc du milieu.
D’autre part, tout dépend des gènes, sans lesquels le milieu
ne génèrerait pas de façon permanente le comportement en question.
Pour compliquer le tableau, la nouvelle science de
l’Épigénétique, a trouvé que quelques gènes
peuvent être inhibés. Certaines substances, lorsqu’elles
sont en contact avec des certains gènes,
inhibent au gène, qui reste latent. Ce phénomène peut avoir
lieu dans le sein maternel.
Ainsi et dans ces cas l’héritage génétique initial n’arrive
pas à être activé dans sa totalité.
Ils sont importantes les expériences précoces en tant
qu’activatrices favorables ou non, des gènes et les donners
du milieu
environnemental qui active ces gènes.
La confusion qui en résulte peut donc s’expliquer par les
raisons décrites ci-dessus
Normalement, il arrive que ce soient les parents qui à la fois sont les donneurs
des gènes et du milieu environnemental,
activateur de ceux-ci.
5- Entre la normalité et la schizophrénie

L’espace compris
entre la introversion-normalité et
la schizophrénie est occupé par ces
trois groupes :
oooo Les
schizotypals
oooo Les évitantes
oooo Les schizoïdes (Cette
web page est consacrée seulement à les schizoïdes)
Depuis l’introversion jusqu’à la schizophrénie on peut tracer une ligne
continue depuis le plus petit au plus grande.
Les schizoïdes ( et les groupes mentionnés), sont
dans l’espace intermédiaire.
Les schizoïdes les
plus hautes ils sont près de la schizophrénie et peuvent partager les symptômes
schizophrènes dits passifs :
---- anhédonie
----émoussement
affectif
----apathie
Les schizoïdes à
niveau inférieur ils sont près de la normalité et ils ont moins des difficultés
pour s’intégrer dans la société.
6- Compensations ou ré-équilibres
Nous
pouvons observer dans le schizoïde que, spontanément, il établit dans sa vie
quelques compensations.
Il semble que ces compensations ils cherchent
à obtenir un certain rééquilibre.
A-
INACTIVITÉ-ACTIVITÉ Le schizoïde est caractérisée comme personne non
active, parfois passive et parfois apathique.
Par compensation il
développe une vie intérieure riche,
productive, parfois créative.
Contre inactivité extérieure, activité
intérieure.
B-ÉCHEC-POUVOIR Le schizoïde il ne réussit pas à être une personne heureusement adaptée au monde
environnant.
Cet échec global
est composé de beaucoup des échecs partiels. Par compensation, il active une
constante chaîne
de divagations fantaisistes
de pouvoir. Il jouit comm’il peut de la frénésie du pouvoir pour se compenser
de l’amertume de l’échec.
C-HUMILIATIONS-VENGEANCE Le schizoïde, qui en lui-même est personne
sensible, il se montre indifférent dans la vie réelle.
Il est quelquefois
gêné par les circonstances mais les expériences les plus offensives sont les
personnelles.
Dans ses
divagations fantaisistes il tente de compenser sa humiliation constant
dans la vie réelle,
en imaginant histoires de vengeance. Et ainsi il jouit le plaisir de la vengeance. Il ne peut pas faire plus.
D-
SENSIBILITÉ-INSENSIBILITÉ
Dans la vie réele il est froid et insensible. Dans
l’intimité, il peut être sensible et charmant.
E-
DETACHEMENT-APPARTENANCE Il traverse la vie
comm’un déraciné, détaché et délié de tout le monde.
Intimement il a
activée une besoin permanente d’appartenir à quelque chose, à quelque groupe.
Le détachement
laisse un vide. Le schizoïde essaie de remplir ce vide avec de l’appartenance,
devenu
un besoin : le
besoin d’appartenance.
F- VIDE- TRAVAIL CRÉATIF Une vie avec un énorme manque
d’amitiés, de communication et de relations affectives plaisantes
elle produit un grand vide existentiel.
La solitude stérile devient trop
dure.
Ce grand vide peut être rempli avec le travail
créatif. Si ce travail isolé produit du plaisir, le succès sera garanti.
( Cette web page est aussi ……..en
espagnol ………….en anglais )
Page révisée Frévrier 2012 . Copyright
(c)