schizoide.net
Des contacts
sociales
Rapports et amis
1 - Le schizoïde et l’évitante
Dans le DSM-I et le DSM-II on ne mentionne pas le groupe de l'évitante.
Ses
traits ont été intégrés dans le groupe du schizoïde.
Dans le DSM-III il apparaît pour la 1ère fois que le schizoïde et
l’évitante sont dans des différents groupes.
Dans les schizoïdes les relations sociales sont dominées par l'indifférence
.
Dans
les évitantes , par une forte anxiété.
Dans les types purs cette caractéristique c’est clairement définie.
Mais, si nous nous éloignons de les types
purs, l'indifférence schizoïde
elle est mélangé avec un peu ou
beaucoup d'anxiété. Ils sont encore
des schizoides faibles ou moyenne,
mais
ils ont des relations sociales avec de
l'anxiété.
2- L’espace de sécurité
Hors de
nôtres exploitations
agricoles la vie animale est agitée avec un objectif simple :
manger et ne pas être mangé.
Chacun de nous peut observer comment les
animaux de la forêt ont leur espace de sécurité.
Si nous entrons dans lui, l'animal
s'enfuit…
Les hommes maintenant nous nous déplaçons dans des espaces sûrs et ne sommes
pas sensibles à notre espace de sécurité.
Rappelons que nos ancêtres en effet ont eu
leur espace de sécurité…
Toutefois de nos jours cet espace et la
peur qui apparaît quand quelqu'un envahira cet espace,
encore suit présent dans notre arsenal
génétique et apparaît aléatoirement dans quelques sujets,
entre lesquels ils sont quelques schizoïdes
évitantes
Cette crainte apparaît quand le sujet consignera qu'une certaine personne,
comme s'il guettait, envahit son espace de sécurité.
La
crainte est irrationnel, incontrôlé.
Quelques schizoïdes évitantes indiquent qu'ils s'enfuient des relations
sociales parce que « ils sents qu’ils sont
envahis ».
D'autres affirment seulement que « ils
ont besoin de
s'enfuir ».
3- Hypothèse : une “erreur” dans le développement
Au début, il y avait différents types d’êtres
vivants . Certaines espèces survivaient, d’autres s’éteignaient . Les espèces
existantes
ont développé des mécanismes adaptés pour
leur survie. Au travers de ces mécanismes, on retrouve deux instincts :
celui de la conservation et celui de la
reproduction.
Ce qui activait et active toujours notre
instinct de conservation c’est la peur.
En
effet, la peur est un mécanisme utile à la survie.
Lorsqu’une mauvaise situation est détectée
et met en jeu la survie nous ressentons un mal-être et selon l’augmentation du
danger,
nous passerons de la crainte à la peur et à
la panique. La structure qui régule la peur réside dans le cerveau.
Lors de son
évolution, l’être humain développe un nouveau cerveau qui se positionne sur
l’ancien
et le mécanisme de la peur aura tendance à
s’atténuer et à s’exprimer de façon moins primitive.
Néanmoins, son siège et ses racines perdurent
dans le cerveau ancien, situé dans une
petite structure cérébrale nommée l’amygdale .
Notre mécanisme de la peur garde encore une
particularité instinctive car il est accompagné d’irrationnalité et d’un
certain automatisme .
L’influence de l’évolution de notre cerveau
nouveau de la pensée et de la raison sur la peur est mineure.
C’est difficile de contrôler notre peur en
essayant de se raisonner. Parfois, c’est
totalement impossible.
Avec l’évolution de l’être humain dans le
temps, les anciens instincts se détournent
ainsi que les émotions et les affects qui les accompagnent,
malgré le fait que leur point de départ
reste située au niveau de l’ancien cerveau.
Le constat d’un danger continue d’être une
évaluation instinctive et assez automatique.
Le
caractère instinctif de la peur dans le
cas du schizoïde évitante est d’une triste réalité :
Le système évalue automatiquement et
interprète en tant que mauvais (pour la survie ) la présence humaine et
s’active ainsi la peur correspondante.
4-Trouble
hermétique à l’apprentissage
Notre système nerveux enregistre chaque
jour de nouvelles expériences, qui donnent lieu à des apprentissages.
Ces
apprentissages se convertiront en règles
qui dorénavant influenceront notre comportement .
C’est ainsi que nous parviendrons à savoir
que telle situation sera susceptible de nous produire une certaine
satisfaction,
que
telle autre situation pourrait nous amener des problèmes et que telle autre
type de situation est un danger.
Si une situation concrète nous fait plusieurs fois une certaine forme
de mal,
nous
apprendrons qu’elle est mauvaise et
qu’il vaut mieux l’éviter .
Si cette même situation cesse de nous faire
du mal nous réapprendrons qu’elle n’est plus mauvaise
et
qu’il n’y a plus de raison de l’éviter, bien qu’on aura acquis une certaine
précaution du fait des expériences antérieures.
Devoir affronter des situations de danger
pour notre bien-être produira en nous une certaine tension et un mal-être.
En ce qui concerne la personne atteinte d’anxiété sociale,
l’expérience du quotidien lui apprendra qu’il
n’y a pas de danger dans les relations,
qu’il n’y a pas besoin d’avoir peur, qu’il ne vous arrive jamais rien de mauvais, que vous ne vous faites
pas agresser …
Cependant,
cet apprentissage est incapable de s’appliquer au fonctionnement du
milieu social.
Pourtant c’est ce qui devrait se passer,
la
personne le sait et apprend qu’il n’y a pas de danger dans la relation sociale mais rien n’y fait.
Cet apprentissage, plutôt rationnel, est
incapable de changer la vision que nous avons du milieu social
qui
doit revêtir un caractère plus primitif, plus en relation avec la vie
instinctive.
La peur sociale reste permanente et inaccessible à l’apprentissage.
C’est comme s’il s’était produit un « traumatisme », qui serait
désormais ancré et inaccessible au changement,
même
pas à l’aide de la propre expérience personnelle aussi convaincante qu’elle
puisse être.
5-
Le contact visuel
Lorsque
deux personnes se rencontrent, ils se serrent la main pour se saluer.
La
signification cachée de cette action est que tous les deux se disent :
“Je ne suis pas là pour me battre. Ma main
n’est pas armée”. L’amitié est ainsi
symboliquement représentée par une
poignée de main.
La poignée
de main doit se faire en même temps que le regard
mutuel dans les yeux.
S’instaure
ensuite le dialogue. Celui qui parle regarde l’autre à son endroit le plus
expressif, ses yeux.
Celui qui
écoute, reste également accroché au regard de celui qui parle. Un « contact » visuel s’établit.
Leurs
regards se croisent sans crainte. Il y a de la communication, il y a de l’empathie.
Certaines
personnes,ils se sentent mal lorsque s’établit un certain contact visuel.
La personne
mal à l’aise se retire du contact visuel
le dialogue perd alors de sa franchise.
Le langage
corporel de celui qui est parti revient à dire : “Je me sens mal et je
souhaite en finir au plus vite”.
Certains interlocuteurs peuvent également interpréter cette
attitude comme si elle avait voulu signifier quelque chose comme cela :
“Tu tombes mal, je ne
t’apprécie pas et je ne veux pas de ton amitié”.
On peut aussi parler du cas où la personne ne tente pas le
contact, il regarde ailleurs et lorsque de manière furtive
il regarde les yeux
de son interlocuteur, il le fait avec un regard
fuyant sans arriver à le retenir, sans parvenir à établir de contact visuel.
Les gens schizoïdes ont souvent de difficultés à établir un contact
avec les yeux.
(Cette web page est
aussi ……en espagnol )
Dernière mise à jour le
31 Janvier , 2011 . Copyright (c)
2009-2011 schizoide.net